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Apprivoiser le crépuscule

De Catherine Froment

création / durée : 1h15 Spectacle

Cette création part du texte écrit à la fin du confinement au printemps 2020, né d’une nécessité de poser une parole à partir de notre position toute personnelle sur ce moment que nous étions en train de vivre.

Le second point de départ est cette thématique d’«  apprivoiser le crépuscule ». Je me suis fixée sur le mot « crépuscule » dont l’étymologie signifie aussi bien « incertain, douteux » que « la fin du jour », ou bien -pris plus largement- « la fin de quelque chose ». 

Comment rendre compte au plateau de cette « incertitude » mélangée à ce sentiment de fin ?

Fermés depuis un certain temps, j’ai imaginé ce qui se passait à l’intérieur des théâtres pendant ce temps de confinement et ce qui pourrait arriver au moment de leur réouverture.

Le texte est donc ancré dans notre actualité et se marie à une dimension fantasmagorique autant présente. Grâce à ce mélange d’éléments d’actualité et d’éléments imaginaires, la pièce pourrait être assimilée à un conte de fée moderne.

Résister par l’attente

La notion d’attente est omniprésente, que ce soit au départ de la pièce ou à la fin. En effet, au début, les spectateurs ne savent pas depuis combien de temps ils attendent et, à partir de cette attente, tout dégénère dès la première scène.

Puis à la fin, les comédiens dans les loges se demandent depuis combien de temps les spectateurs attendent. La notion de temps commence à se perdre.

L’attente est une des réponses face à ce crépuscule qui nous envahit et nous inquiète. Comme s’il fallait atteindre l’inaction absolue pour impulser à nouveau une pensée.

Attendre c’est « tendre vers » : ces attentes deviennent ainsi des tentatives de rapprochement vis à vis du monde. Un rapprochement, ou une écoute encore possible grâce à cette posture de l’attente.

équipe

Autrice, Performeuse : Catherine Froment

Création sonore : Aline Loustalot

Regard extérieur : Séverine Astel

Création Lumière : Carole China

Vidéaste : Ludovic Rivalan

Costumière : Sohuta

Collaboration chorégraphique : Biño Sauitzvy

production / soutiens

Production : Dans le sens Opposé

Soutiens : DRAC Occitanie, Région Occitanie, Conseil Départemental Haute-Garonne, Ville de Toulouse, Théâtre Garonne, La Galerie Chorégraphique, la ville de Porto Vecchio et l’Atelier de Dimanche, Ring Scène Périphérique, La Fabrique Ciam Toulouse.