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La reine Claude de France

À la Cité internationale de la langue française, château de Villers-Cotterêts.

création / durée : 50 minutes Spectacle

Après avoir révélé l’histoire des gisantes de la basilique Saint-Denis, l’autrice Catherine Froment poursuit son exploration des mystères des reines de France. Au château de Villers-Cotterêts, c'est Claude de France qui est convoquée, première épouse du roi François 1er.En réveillant les reines au temps présent, l’écrivaine fait revivre ces femmes influentes et nous révèle leur histoire vraie, trop longtemps ignorée !
Accueillie en résidence à la Cité, Catherine Froment collabore avec l’historienne Kathleen Wilson-Chevalier, spécialiste de l’histoire de Claude de France.
La « bonne reine Claude » est connue de tous, sans être connue. L’image quasiment incontestée d’une sainte reine effacée, écrasée par le couple formé par sa belle-mère Louise de Savoie et son mythique époux François Ier, est pourtant contredite par ses origines : Claude est la seule reine à descendre d’un roi, Louis XII, et d’une reine, Anne de Bretagne.
Morte à vingt-quatre ans après sept grossesses réussies, la reine Claude semble avoir eu peu de temps et peu de place pour régner. Elle a toutefois reçu une éducation hors pair, avant d’hériter de nombreux officiers expérimentés de la Maison de sa mère, des serviteurs qui l’ont aidée à gouverner et qui lui sont restés fidèles. Loin d’être restée cloîtrée au château de Blois, comme souvent on l’imagine, Claude a largement déterminé le rythme des déplacements de la Cour en dehors des périodes de guerre. 
Grâce aux réseaux internationaux nourris par les mariages de sa sœur Renée et de ses propres enfants, la reine Claude a inlassablement promu la paix. Son soutien à l’humanisme colore les nombreux hommages qui lui ont été rendus après sa mort, que des témoignages concordants attribuent à la syphilis contractée de son époux. 

Extraits : 
« Tout vêtu de noir, 
Le roi s’en va, s’en vient,
Voyez-vous cette silhouette ?
Est-ce un oiseau ou est-ce un roi ? 
Est-ce un oiseau ou est-ce un roi ? 
Solitaire, le roi s’en va, s’en vient.
Tic et tac, et tic et tac.
Toutes les horloges sont arrêtées.
Là-bas, à Saint-Denis.
Ils descendent en terre le corps de sa bien-aimée.
Tic et tac et tic et tac. 

La main de ma mère me lâche, et il n’en restera plus qu’une, celle de mon père. 
À peine six mois après, je suis unie par le mariage à François d’Angoulême. 
Les mariés sont vêtus de noir. 
Est-ce un deuil ou un mariage ? 
Est-ce un mariage ou un deuil ?  
Non. C’est une ouverture. »

« Seule moi connais la forêt, car mon père m’apprit à chasser enfant. Je partais avec lui pendant des jours et des jours. Je montais à cheval et je chassais les oiseaux. J’ai ramené nombre de petits oiseaux morts en guise de cadeaux à ma mère. 
Oui moi seule connais la forêt, princesse réservée, je cours mais les arbres me retiennent et je tombe à leurs pieds. Moi seule connais ces forêts amies, je me couvre de copeaux de bois, de mousse, de feuilles, comme pour dire adieu à mon père. 
Bien plus tard, ils racontèrent que la reine Claude était une petite prune toute verte. La reine Claude n’est pas une petite prune, l’histoire a fait une bonne blague, car la reine Claude est une forêt, voilà pourquoi on ne sut jamais quel visage elle avait vraiment. Parfois, un cygne sort de cette forêt, il marche et se dirige vers un château. On le distingue très mal au loin. Mais à mesure qu’il se rapproche, on voit bien que c’est un cygne mal en point. Il boîte légèrement, et entre ses ailes, une flèche transperce son corps. Voici le cygne navré, mon emblème. Majestueux et brave, il traverse les espaces, transpercé par une flèche. » 
 

équipe

Catherine Froment : autrice, comédienne
Compositions piano : François Popineau
Regard extérieur : Odille Lauria
 

production / soutiens

La Cité internationale de la langue française, château de Villers-Cotterêts, Centre des Monuments Nationaux, le Fonds de dotation Ambition Saint-Denis et la Basilique Cathédrale Saint-Denis.