Resital
Théâtre & Musique
création Spectacle"Resital" : quand une autrice de théâtre contemporain -Catherine Froment- devient un pianiste, qui va conter en musique, en drame et en harmonie, la soirée complète d'un récital de piano, ainsi que l’aventure intérieure du pianiste qui l'offre au public.
Ainsi, le théâtre se met à raconter Beethoven, Mozart, Scarlatti, Schumann, Say, Tchaïkovski, Daquin, Wagner et Liszt, et l'aventure d'un soir nous ouvre à leurs musiques en une salle de concert.
Le théâtre moderne tragicomique devient ici piano, pianiste, pianisme et musicologie.
Dans cette fabuleuse aventure, elles sont deux sur scène : Catherine Froment, performeuse et comédienne, et Dimitra Kontou, chanteuse et comédienne, qui incarnent le pianiste, les compositeurs, les spectateurs, et nous ouvrent à la langue et à la musique traditionnelle turque.
En effet, le pianiste turc Fazil Say fut un des déclencheurs de cette création, lui donnant son inclination vers la terre ottomane musicale et ancestrale, passée et présente.
Un spectacle théâtral tout entier penché vers la musique classique en hommage à tous les pianistes concertistes !
extraits
« La caméra tourne autour du pianiste et sa tête penche de gauche à droite.
Il lève les yeux au ciel et continue de balancer sa tête.
Certains spectateurs qui ne l’ont pas vu entrer sur scène se disent : « Mais ce type est aveugle ! »
Il ne voit plus les murs de la salle, il est ailleurs, il ne voit rien hormis le piano.
On pourrait croire qu’il va se lever et se mettre à danser mais le pianiste est incapable de danser avec le piano.
Il a les mains scotchées au clavier.
Et si on l’obligeait à s’éloigner de son instrument, son bras droit se détacherait du reste du corps et continuerait à jouer tout seul.
Les spectateurs voyant ce bras sanguinolent se lèveraient en hurlant, tandis que des hommes obligeraient le pianiste sans bras droit à quitter la scène.
Le corps du pianiste est morcelé, et menace de se casser en mille morceaux à tout moment.
Si on emprisonnait ses bras et ses mains, sa tête pourrait se décoller du reste du corps et tomber dans la table d’harmonie directement sur les cordes, ce qui ferait un potin du diable !
Si on ficelait le pianiste avec un cordage bien solide à partir du buste jusqu’à la tête, ses jambes resteraient assises sur le tabouret.
Elles continueraient à battre le rythme et à appuyer sur les pédales.
Car le pianiste n’a pas un corps à lui, il est un morceau du piano.
Il est le piano.
Ainsi, pour transporter le pianiste, on pourrait le plier en quatre, le recouvrir d’un tissu, le fermer dans sa housse et le charger dans le camion ! »
équipe
Comédienne et performeuse : Catherine Froment
Chanteuse et comédienne : Dimitra Kontou
Regard extérieur, direction acteur : Esperanza Lopez
Chorégraphe : Maxence Rey
Autres collaborations artistiques : Isabelle Luccioni, Biño Sauitzvy.
Pianiste auteur parties musicales et arrangeur parties chantées : François Popineau
Création sonore électro-acoustique : Boris Billier
Création lumière : Amandine Gérôme
Vidéaste : Dario Sajeva
Construction & régie plateau : Madeleine Hladky
Couture, conception costumes : Moïse
production / soutiens
Production : Dans le sens opposé
Coproductions : La Galerie Chorégraphique Carcassonne, l’Institut Français d'Izmir.
Soutiens : CNL Centre National du Livre en juin 2022 Bourse d’écriture. DRAC Occitanie, Région Occitanie, Conseil Départemental Haute-Garonne, Ville de Toulouse, l’Institut Français Paris et Izmir, le Ring Toulouse, l’Espace Bonnefoy Toulouse, Nouveau Gare au Théâtre Vitry sur Seine, Théâtre le Vent des signes Toulouse, l’Escale, le Théâtre Sorano Toulouse, les ATP Aude, le Théâtre Garonne.
La pièce est publiée aux éditions https://kontr.fr
Autrice : Catherine Froment
Traducteur en langue turque : Yigit Bener